Le médecin traitant, premier contact

Capture d’écran 2015-08-25 à 18.13.15Si vous êtes gêné(e) par des besoins soudains et urgents d’uriner, des envies d’uriner trop fréquentes qui vous réveillent parfois la nuit ou par des fuites urinaires, la première démarche à entreprendre est de consulter votre médecin traitant4 et d’en discuter avec lui. La vessie hyperactive est un syndrome qui affecte fortement la vie quotidienne3 et qui ne doit pas être considéré comme un phénomène normal dû au vieillissement et inaccessible au traitement8.

D’après une enquête internationale, près de 3 millions de Français de plus de 40 ans sont touchés par la vessie hyperactive1, c’est pourquoi ces symptômes sont connus et votre médecin ne sera ni surpris par vos questions, ni par vos symptômes qui peuvent représenter pour vous un réel handicap3.

Dans la majorité des cas, après vous avoir posé quelques questions, votre médecin pourra établir le diagnostic4. Il pourra également prescrire des examens simples afin d’éliminer certaines pathologies qui pourraient expliquer aussi ces troubles urinaires (comme une infection urinaire par exemple)4.
Suite à ces examens, il vous proposera alors une solution adaptée à vos problèmes et pourra également vous orienter vers un confrère spécialiste s’il le juge nécessaire.

Afin de préparer au mieux votre rendez-vous, nous vous invitons à compléter notre test complet.



Urologue

L’urologue

Votre médecin traitant peut vous proposer de consulter un urologue pour confirmer son diagnostic ou lorsqu’il le juge nécessaire, pour réaliser des analyses plus approfondies.

L’urologie est la spécialité médico-chirurgicale qui prend en charge le diagnostic et le traitement des maladies de l’appareil urinaire. Pour obtenir des précisions supplémentaires, et vous proposer un traitement adapté, l’urologue et le médecin généraliste peuvent ainsi vous remettre un calendrier mictionnel 4 15 16(«journal de bord» des envies pressantes) dont l’objectif est d’évaluer objectivement les symptômes de la vessie hyperactive (heure et volume des mictions, fuites éventuellement associées, etc.), ou vous prescrire un bilan urodynamique dans certains cas4 16 17.


gyneco

Le gynécologue

La gynécologie est la spécialité médico-chirurgicale qui prend en charge et traite l’appareil génital de la femme, notamment les troubles liés à une défaillance des structures de soutien des organes pelviens (relatif au bassin).
Vous pourrez aborder avec lui toutes les difficultés que vous rencontrez (incontinence urinaire et/ou anale, gêne vaginale, troubles sexuels, etc.). Il saura vous écouter, vous conseiller et vous proposer une solution adaptée à vos problèmes urogynécologiques.

Il pourra vous proposer d’effectuer des examens complémentaires (échographie vésicale post-mictionnelle voire une échographie vésico-rénale 10, de compléter un calendrier mictionnel, bilan urodynamique dans certains cas4) ou vous orienter, en fonction de vos symptômes, vers d’autres spécialistes.

Demander l’avis d’un médecin apparait donc comme une démarche primordiale permettant de vous apporter des solutions adaptées à vos troubles.

 

> En savoir plus sur les solutions


Focus : Qu’est-ce qu’un bilan urodynamique17?

Un bilan urodynamique est un examen prescrit par le médecin qui permet de mieux comprendre le fonctionnement de votre vessie et de votre sphincter grâce à l’enregistrement des volumes, des pressions, des débits et éventuellement des activités électriques des muscles du périnée.
Il est réalisé lorsque l’examen clinique et les examens paracliniques simples (échographie, recherche d’une infection urinaire, etc.) n’ont pas permis de comprendre l’anomalie de fonctionnement de votre vessie17.


Poursuivre le dialogue avec les associations de patients

En France, selon une enquête internationale menée en 2001, près de 3 millions d’hommes et de femmes de plus de 40 ans sont touchés par la vessie hyperactive1 (voir des témoignages).

Dès lors, en complément d’un rendez-vous avec un médecin, vous pouvez entrer en contact avec une association de patients qui place la gestion de ces problèmes au cœur de leurs activités.

dialoguePour vous guider dans la recherche d’une association, vous pouvez consulter la liste des associations de patients en urologie sur le site officiel de l’Association Française d’Urologie (http://urofrance.org/lurologie-grandpublic/associations-de-patients.html). Parmi celles-ci vous trouverez à titre d’exemple, l’AAPI ou bien l’association « Femmes pour toujours ».


aapi

AAPI
Association d’Aide aux Personnes Incontinentes

L’A.A.P.I est une association sans but lucratif animée par des bénévoles. Elle a été créée en 1989 par des médecins, des kinésithérapeutes, des infirmières, des sages-femmes, des soignants, des administrateurs d’hôpitaux et bien d’autres acteurs de la santé.

Son objectif est d’aider les personnes souffrant d’incontinence à améliorer leur qualité de vie par une meilleure connaissance de leur handicap, par le recours à des consultations spécialisées et par l’usage de matériels bien adaptés et bien utilisés.

> En savoir plus sur www.aapi.asso.fr


FTP

Femmes pour toujours

L’association « Femmes pour toujours » a pour vocation d’être un trait d’union entre les femmes, les médecins et les pouvoirs publics, afin de favoriser l’éducation et la responsabilité individuelle du patient, le dépistage et la prévention des principales pathologies de la femme mature, dont l’incontinence. Dans ce domaine, elle participe au travers de la Fédération Mondiale des Personnes Incontinentes à développer l’information et la prise en charge des personnes souffrant de fuites urinaires pour vaincre un des derniers tabous médicaux.

> En savoir plus sur www.femmes-pourtoujours.com


1 Milsom I. et al. How widespread are the symptoms of an overactive bladder and how are they managed? A population-based prevalence study. BJU Int 2001;87(9):760-6.
3 Artibani W, et al. Nouveautés dans la prise en charge de l’hyperactivité vésicale et des symptômes du bas appareil urinaire de l’homme. Prog Urol 2012;22 (Suppl 4):9-13.
4 Agence Nationale d’Accréditation et d’Evaluation en Santé (ANAES). Recommandations pour la pratique clinique. Prise en charge de l’incontinence urinaire de la femme en médecine générale. Saint-Denis La Plaine ; ANAES : 2003.
8 Drutz HP. Overactive bladder: the importance of tailoring treatment to the individual patient. J Multidiscip Healthc 2011;4:233-7.
10 Perrouin-Verbe MA, et al. Troubles de la miction. Publié en ligne http://urofrance.org/congres-et-formations/formation-initiale/referentiel-du-college/troubles-de-la-miction.html. Dernière mise à jour 30/12/2013. Consulté le 22/05/2015.
15 Association Française d’Urologie. Réalisation d’un catalogue mictionnel. Publié en ligne http://urofrance.org/outils-et-recommandations/questionnaires-devaluation.html. Dernière mise à jour 07/01/2014. Consulté le 01/06/2015.
16 Hermieu JF, et al. Synthèse des recommandations pour l’exploration d’une incontinence urinaire féminine non neurologique. Prog Urol 2007;17(6 Suppl 2):1239-41.
17 Association Française d’Urologie. Examen urodynamique. Document destiné au patient. Publié en ligne http://urofrance.org/nc/lurologie-grandpublic/fiches-patient/resultats-de-la-recherche/html/examen-urodynamique.html. Dernière mise à jour : 30 mai 2012. Consulté le 30 Avril 2015.

Mise à jour le 25/11/2015