Vous trouverez ici quelques conseils et exercices à pratiquer au fil du temps.
En complément d’un avis médical, ces informations pourront vous permettre d’essayer de reprendre le contrôle de votre vessie et de faire diminuer la notion d’urgence.
1. Agir sur le comportement au quotidien :

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Afin de lutter contre les symptômes de la vessie hyperactive, un traitement comportemental peut être mis en place sous les conseils de votre médecin4 18. Les conseils suivants sont fondés sur des techniques de relaxation, de prise de conscience et des activités pour occuper le cerveau (comme du calcul mental ou des exercices de réflexion) : l’envie se fait moins pressante lorsque vous pensez à autre chose qu’à l’envie d’aller aux toilettes.

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Se fixer des délais :

Si je me suis fixé(e) un délai pour aller aux toilettes19 (toutes les 2 heures par exemple), j’essaie de le respecter et de ne pas y aller plus souvent.

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Se relaxer :

Quand je ressens le besoin d’uriner, j’essaie de me changer les idées. Je peux par exemple penser à quelque chose d’agréable12, le plus longtemps possible ou tenter de compter jusqu’à 100…

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Respirer profondément :

En cas de besoin urgent d’uriner, j’essaie de me relaxer12 en respirant lentement et profondément.


tabac

Arrêter le tabac :

Les produits chimiques contenus dans la cigarette irritent la vessie12. De plus, la toux provoquée par la cigarette provoque une augmentation de la pression sur le périnée.

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Suivre l’évolution :

Comme pour la rééducation comportementale, tenir un calendrier mictionnel pourra vous permettre de suivre vos progrès et d’être chaque jour plus confiant(e) et motivé(e)19.


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Focus : À ne pas faire

La méthode « stop-pipi » pour muscler la vessie. Vous avez peut-être entendu parler de la méthode « stop-pipi », qui consiste à arrêter volontairement (en une seule fois) le jet urinaire pendant la miction. Certaines femmes l’utilisent pour renforcer les muscles qui soutiennent leur vessie. Cette méthode est déconseillée12 : l’arrêt régulier et répété du jet pourrait favoriser une mauvaise vidange de la vessie susceptible de déclencher une infection urinaire et contribuer à dérégler le fonctionnement de votre vessie.

2. Prendre des mesures diététiques4

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Contrôler son poids et la prise de liquides fait partie de la prise en charge globale de la vessie hyperactive.


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Contrôler son poids :

En effet, le surpoids ou l’obésité peuvent favoriser la survenue d’une vessie hyperactive12.
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Prévenir la constipation :

Si vous êtes souvent constipé, il est important de vous traiter12 : la constipation oblige à «pousser» lorsqu’on va aux toilettes. Or, la mobilisation des muscles abdominaux et l’augmentation de la pression qu’ils provoquent dans le ventre peuvent être néfastes en cas de vessie hyperactive.

consomation

Limiter la consommation d’alcool et de café :

Certaines données suggèrent que l’alcool, les sodas et les boissons contenant de la caféine (café, thé, boissons gazeuses, cacao, etc.) peuvent irriter la vessie12 et aggraver les symptômes de la vessie hyperactive. Il n’est toutefois pas question d’arrêter de boire !
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Evitez également la consommation de liquides tard dans la soirée

Et essayez de vider complètement votre vessie si vous en ressentez le besoin, avant d’aller vous coucher.


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S’hydrater régulièrement et sans excès au long de la journée :

N’oubliez pas que boire suffisamment12 permet de maintenir une bonne hydratation. Si vous avez des symptômes de vessie hyperactive, boire trop d’un seul coup peut surcharger la vessie et entraver sa capacité à retenir l’urine. Il est plutôt recommandé de répartir la prise de boissons en quantité raisonnable tout au long de la journée.
3. Pratiquer une activité sportive

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Sa pratique doit cependant faire l’objet d’une attention particulière. En effet, certains sports sont considérés à risque en terme d’incontinence urinaire.

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Les sports à risque faible :

La pratique de la marche, de la natation, du vélo et du roller.

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Les sports à risque modéré :

Parmi eux, vous retrouverez par exemple le ski, le tennis20.

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Le sport chez la femme :

Cependant il est désormais établi que chez la femme certains sports (trampoline, course à pieds avec sauts de haie, aérobic intensif, etc.) voire toute activité physique très intense peuvent favoriser une incontinence urinaire associée à l’effort (en raison d’une forte augmentation de la pression à l’intérieur du ventre pendant l’effort)20.
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4. La rééducation du périnée12 19

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La rééducation du périnée pourra être proposée aux femmes et aux hommes souffrant d’une incontinence urinaire liée à des besoins urgents d’uriner (l’un des symptômes de la vessie hyperactive)4. La rééducation périnéale ne comporte pas de risque et peut être réalisée à tout âge.
Elle peut être pratiquée par exemple chez un kinésithérapeute spécialisé en rééducation périnéale, un médecin rééducateur ou bien une sage-femme.

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Grâce à la rééducation périnéale, vous pourrez :

  • Renforcer les muscles qui soutiennent la vessie ;
  • Apprendre à repérer le moment où survient le besoin urgent d’uriner ;
  • Apprendre à effectuer une contraction du périnée pour bloquer ce besoin ;

Il existe différentes techniques de rééducation du périnée qui sont en général associées 18:

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La rééducation
manuelle intravaginale :

Le rééducateur vous aide à prendre conscience de la musculature périnéale et vous apprend comment réaliser efficacement des exercices périnéaux.
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L’électrostimulation :

C’est une méthode passive utilisée lorsque votre périnée n’est pas assez musclé. Une petite sonde fait passer un très léger courant électrique provoquant une contraction indolore des muscles pelviens visant à renforcer la musculature du plancher pelvien.

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Les exercices
du plancher pelvien :

Ces exercices visent à renforcer les muscles du plancher pelvien. Ils doivent être réalisés régulièrement à domicile selon un rythme conseillé par votre médecin ou votre kinésithérapeute.
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Le « biofeedback périnéal » :

Il s’agit d’une méthode active qui permet de renforcer la musculature. Vous visualisez en direct sur un écran les contractions que vous provoquez. Vous apprenez ainsi à ajuster l’intensité de ces contractions. En général, 10 à 20 séances de rééducation suffiront à vous redonner du tonus18 19. Ces séances sont remboursées en partie par la Sécurité Sociale mais leur efficacité sur le long terme dépendra beaucoup de votre assiduité à poursuivre les exercices seul(e) chez vous.


5. Les traitements médicamenteux4

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Lors de votre consultation auprès d’un médecin, il se peut que celui-ci vous prescrive des médicaments. Ces médicaments pourront vous être proposés seuls ou associés aux traitements comportementaux ou à une rééducation du périnée19.
Plusieurs médicaments sont commercialisés en France pour traiter la vessie hyperactive. Votre médecin pourra vous informer sur les traitements médicamenteux adaptés à vos symptômes.

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Les médicaments de l’incontinence urinaire diminuent les contractions du muscle de la paroi de la vessie, impliquées dans la survenue des urgenturies. Ils empêchent ainsi la vessie de se contracter trop tôt, et lui permettent de se remplir complètement. Par conséquent, ils soulagent les symptômes de la vessie hyperactive21 : vous éprouverez moins fréquemment un besoin urgent d’uriner, vous aurez moins souvent envie d’aller aux toilettes et vous serez moins sujet(te) à des fuites urinaires éventuelles.

Ces symptômes mettent un certain temps à s’atténuer4, c’est la raison pour laquelle il est important de respecter la prescription de votre médecin (nombre de prises par jour, durée du traitement, etc.).
Si ce traitement soulage vos symptômes, il pourra être prolongé tant que vous en serez satisfait(e).

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4 Agence Nationale d’Accréditation et d’Evaluation en Santé (ANAES). Recommandations pour la pratique clinique. Prise en charge de l’incontinence urinaire de la femme en médecine générale. Saint-Denis La Plaine ; ANAES : 2003.
12 Association Française d’Urologie. Dossier de presse « Même ça, ça s’apprend » ; mai 2006. Publié en ligne 
http://urofrance.org/fileadmin/medias/semaine-continence/2006/dossier-presse.pdf Consulté le 01/06/2015.
18 Agence Nationale d’Accréditation et d’Evaluation en Santé (ANAES). Recommandations pour la pratique clinique – Bilans et techniques de réeducation périnéo-sphincterienne pour le traitement de l’incontinence urinaire chez la femme à l’exclusion des affections neurologiques. Saint-Denis La Plaine ; ANAES : 2000.
19 Agence Nationale d’Accréditation et d’Evaluation en Santé (ANAES). Prise en charge de l’incontinence urinaire de la femme en médecine générale.
20 Association Française d’Urologie. L’incontinence ne touche pas forcément les personnes que l’on croit. 7e semaine nationale de l’incontinence organisée par l’Association française d’urologie. Mars 2009.
21 Qarro A, et al. Anticholinergiques et hyperactivité vésicale. Can Urol Assoc J 2014 ;8:e36-43.

Mise à jour le 29/10/2015