Les causes de la vessie hyperactive

Dans la grande majorité des cas, on ne retrouve pas de maladie ou de cause précise (infectieuse, neurologique, urologique) à l’origine du syndrome de la vessie hyperactive. On parle de ce fait de maladie idiopathique9.

Cependant, la présence d’autres problèmes de santé peut provoquer l’apparition des symptômes de la vessie hyperactive. Parmi ceux-ci, on retrouve des causes8:


  • Locales :

    Des irritations de la vessie telles que les infections urinaires, inflammations, obstructions, peuvent conduire à la survenue de symptômes de la vessie hyperactive.10


  • Psychologiques :

    Les stimulations sensorielles et émotionnelles (telles que les émotions fortes, les phobies, les réflexes conditionnés)11, qu’elles soient conscientes ou inconscientes, peuvent jouer un rôle dans la survenue des troubles.


  • Neurologiques :

    A la suite de maladies neurologiques11, telles que les accidents vasculaires cérébraux, la maladie de Parkinson, la sclérose en plaques, etc. les zones du cerveau qui contrôlent la vessie peuvent être altérées et peuvent entraîner également la survenue de la vessie hyperactive.

 

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Les facteurs d’aggravation12

Plusieurs facteurs augmentent le risque de survenue de vessie hyperactive et/ou l’intensité de ses symptômes 4:


  • Le vieillissement :

    Le sphincter, les muscles du périnée et ceux de la vessie peuvent devenir moins efficaces et moins souples.


  • La grossesse


  • Le surpoids

     


  • Les (mauvaises) habitudes alimentaires :

    Mal répartir les prises de boissons dans la journée, ou boire de l’eau en quantité excessive peut favoriser une incontinence urinaire. Les boissons contenant de la caféine (thé, café, cacao) et l’alcool peuvent irriter la vessie.


  • La prise de médicaments :

    Certains médicaments peuvent favoriser une vessie hyperactive, notamment s’ils sont associés (polymédication).


  • Les antécédents chirurgicaux :

    Certaines interventions chirurgicales antérieures doivent être prises en considération.


4 Agence Nationale d’Accréditation et d’Evaluation en Santé (ANAES). Recommandations pour la pratique clinique. Prise en charge de l’incontinence urinaire de la femme en médecine générale. Saint-Denis La Plaine ; ANAES : 2003.
9 Hubeaux K, et al. Hyperactivité vésicale idiopathique de la femme et système nerveux autonome. Prog Urol 2012;22:199-206.
10 Perrouin-Verbe MA, et al. Troubles de la miction. Publié en ligne http://urofrance.org/congres-et-formations/formation-initiale/referentiel-du-college/troubles-de-la-miction.html. Dernière mise à jour 30/12/2013. Consulté le 22/05/2015.
11 Chu FM, Dmochowski R. Pathopsysiology of Overactive Bladder. Am J Med 2006 ;119(3A) :3S-8S.
12 Association Française d’Urologie. Dossier de presse « Même ça, ça s’apprend » ; mai 2006. Publié en ligne
http://urofrance.org/fileadmin/medias/semaine-continence/2006/dossier-presse.pdf Consulté le 01/06/2015.

mise à jour le 29/10/2015