Vessie Hyperactive

Le fonctionnement de la vessie

Chez les hommes, comme chez les femmes, lorsque la vessie est pleine, l’information est transmise au cerveau, ce qui déclenche alors « l’envie d’uriner ». Une fois aux toilettes, le cerveau envoie l’ordre au muscle de la paroi vésicale (le détrusor) de se contracter et aux muscles qui bloquent le canal de sortie de l’urine (les sphincters de l’urètre) de se relâcher5. Ainsi l’urine s’évacue.
Schéma fonctionnement normal de la vessie

La vessie hyperactive

Cependant, chez certaines personnes, une envie d’uriner irrépressible ou « impérieuse » peut se déclencher soudainement et ainsi provoquer une gêne récurrente. On parle de vessie hyperactive lorsque ces personnes ressentent tout-à-coup ce besoin urgent d’uriner, si urgent qu’il peut se manifester de jour comme de nuit, perturber le sommeil et parfois même s’accompagner de fuites urinaires associées à ce besoin pressant2.

Ce syndrome de vessie hyperactive (ou d’hyperactivité vésicale) est engendré par un mauvais fonctionnement de la vessie. Contrairement au fonctionnement décrit précédemment, la vessie hyperactive se caractérise par le fait que l’envie d’uriner se déclenche soudainement quand le muscle qui constitue la paroi de la vessie (le détrusor) se contracte alors que la vessie n’est pas complètement remplie, ou que le cerveau n’a pas envoyé l’ordre d’uriner. Ainsi, la personne concernée doit se rendre plus souvent aux toilettes (plus de 8 fois par 24 heures en moyenne)2.

Schéma de fonctionnement d'une vessie hyperactive


Les 4 grands symptômes

Un patient souffre de vessie hyperactive s’il est atteint d’au moins un des 4 symptômes suivants  :


Ne pas confondre vessie hyperactive avec :

  • une incontinence urinaire d’effort : l’incontinence d’effort se caractérise par une fuite urinaire involontaire, qui survient lorsqu’on réalise un effort physique, que l’on rit ou éternue… ou toute activité qui augmente la pression intra-abdominale (comme par exemple porter une charge lourde). De même, l’envie d’uriner n’est pas nécessairement présente avant la fuite urinaire. Contrairement à la vessie hyperactive, l’incontinence urinaire d’effort n’est pas associée au besoin irrépressible d’uriner2.
  • une incontinence mixte : elle combine les symptômes de l’incontinence urinaire d’effort avec ceux de la vessie hyperactive4.
  • une cystite : elle se caractérise par une sensation de brûlure lors de la miction, alors que la vessie hyperactive n’est pas douloureuse. En cas de doute, un examen bactériologique des urines pourra être demandé par le médecin4.
  • une incontinence par regorgement 4: ce type d’incontinence consiste en une fuite involontaire d’urine qui résulte d’une distension de la vessie ou une rétention vésicale chronique. Concrètement, le patient ne ressent plus le besoin ou l’envie d’uriner et les fuites sont causées parce que sa vessie est pleine.


Haab F. et al. Terminologie des troubles fonctionnels du bas appareil urinaire : adaptation française de la terminologie de l’International Continence Society. Prog Urol 2004;14:1103-11.
Agence Nationale d’Accréditation et d’Evaluation en Santé (ANAES). Recommandations pour la pratique clinique. Prise en charge de l’incontinence urinaire de la femme en médecine générale. Saint-Denis La Plaine ; ANAES : 2003.
Cour F. L’incontinence urinaire féminine : comment et pourquoi en parler aux patientes, comment la gérer en médecine générale ? Les Entretiens de Bichat 2011. Publié en ligne http://www.lesentretiensdebichat.com/liste-publications-premium/gynecologie-obstetrique/lincontinence-urinaire-feminine-comment-et. Consulté le 25/06/2015

Mise à jour le 29/10/2015